Par François Rioux — C’est seulement à la fin du siècle dernier que l’on a compris que le Soleil et la Terre étaient localisés en périphérie du noyau de notre galaxie, dans la portion la plus sombre d’une structure spiralée appelée le "bras d'Orion". Or, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les intervalles obscurs situés entre les différents bras spiraux de la Voie lactée sont loin d’être vides, car la densité d’étoiles y est aussi importante que dans les régions davantage ionisées. C’est simplement que les étoiles qui s’y trouvent sont moins massives et donc moins brillantes que celles qui forment les bras particulièrement luminescents qui s’enroulent gracieusement autour du noyau central. La nuit, on voit très bien que notre voisinage – le “groupe local” dans lequel notre Soleil est situé – est constitué d’assez petites étoiles. Par ailleurs, nous nous trouvons relativement éloignés du centre de la galaxie, ce qui fait que notre région compte quelques étoiles à peine par “année-lumière carrée”. C’est ainsi que notre magnifique ciel nocturne a l’avantage d’être plutôt noir, offrant à nos yeux une beauté profonde de laquelle ils ne peuvent se lasser. Le paysage aurait été radicalement différent si notre système solaire s’était formé plus près de la région centrale de la Voie lactée, qui affiche une densité de millions (!) d’étoiles par année-lumière carrée. Si tel avait été le cas, nous serions constamment grillés par des rayons cosmiques ou bombardés de jets de particules, et sans arrêt affectés par la proximité d’incessants événements catastrophes à proximité, comme des supernovae et toutes sortes d’autres types d’explosions, de fusions ou d’éruptions ultra-énergétiques. Bien entendu, la vie telle que nous la connaissons n’aurait jamais pu émerger sur notre planète. Nous ne savons pas encore si nous sommes seuls dans notre galaxie, voire dans l’Univers, mais nous savons que nous nous trouvons dans une zone complètement isolée et pratiquement vide, à des distances totalement infranchissables des étoiles les plus proches. Nous, habitants de la Terre, aurions nettement avantage à apprendre à vivre ensemble, car il est fort peu probable que nous ne rencontrions jamais une autre forme de vie “intelligente” (vous avez remarqué les guillemets?) que la nôtre. What_if Phys_Org
Par François Rioux — On sait aujourd'hui que la chute de l'Empire romain ne fut pas "le fruit naturel et inévitable de l'excès de sa grandeur", comme on l'a longtemps prétendu. Il ne s'est pas non plus autodétruit sous les effets de sa propre décadence. Cet effondrement fut plutôt le triomphe des forces de la nature. Ce sont en effet les maladies infectieuses et les changements climatiques qui ont scellé le sort de la Rome Antique. Un climat particulièrement favorable (chaud, humide et étendu) fut le principal facteur qui a propulsé l'expansion et le rayonnement de l'Empire, mais ces "jours heureux" prirent fin lorsqu'un cycle d'aridification suivi d'un refroidissement des températures s'installa à partir de 240 apr. J.-C., tarissant ainsi graduellement les sources d'approvisionnement agricole et emportant dans son sillage l'économie romaine qui avait été érigée sur la surabondance des ressources. Les virus et les...

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