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C'est un "petit âge glaciaire" qui faucha l'Empire romain

Par François Rioux — On sait aujourd'hui que la chute de l'Empire romain ne fut pas "le fruit naturel et inévitable de l'excès de sa grandeur", comme on l'a longtemps prétendu. Il ne s'est pas non plus autodétruit sous les effets de sa propre décadence. Cet effondrement fut plutôt le triomphe des forces de la nature. Ce sont en effet les maladies infectieuses et les changements climatiques qui ont scellé le sort de la Rome Antique. Un climat particulièrement favorable (chaud, humide et étendu) fut le principal facteur qui a propulsé l'expansion et le rayonnement de l'Empire, mais ces "jours heureux" prirent fin lorsqu'un cycle d'aridification suivi d'un refroidissement des températures s'installa à partir de 240 apr. J.-C., tarissant ainsi graduellement les sources d'approvisionnement agricole et emportant dans son sillage l'économie romaine qui avait été érigée sur la surabondance des ressources. Les virus et les bactéries ont fait le reste, favorisant du même coup les crises politiques à répétition ainsi que les "invasions barbares". Preuves à l'appui, le livre de Kyle Harper "Comment l'Empire romain s'est effondré" démontre on ne peut plus clairement que l'histoire et le climat sont indissociablement liés. Quelqu'un pourrait rappeler à nos politiciens actuels ce constat patent?  Techno_Science  Geo

Commentaires

  1. J'ai pris tout mon temps (plus d'un an!) pour lire ce livre que mon frère Claude m'avait offert pour mon anniversaire, et je vous le recommande on ne peut plus fortement: HARPER, Kyle, "Comment l’Empire romain s’est effondré", Paris, La Découverte, 2019, 544p.

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