Par François Rioux — Onde de choc dans le milieu scientifique! On est venu à bout de détecter que deux trous noirs éloignés faisant le tour l’un de l’autre engendraient une immense vague dans l’espace-temps, déformant du même coup notre galaxie lors de son passage. Deux interféromètres géants longs de 4 km ont dû analyser 25 pulsars (étoiles ultra brillantes qui tournent ultravite) et amasser puis analyser 30 ans de données pour conclure que les 25 pulsars se "dérèglent" ponctuellement d’une manière organisée et régulière. On a ainsi pu en déduire la traversée d’une onde gravitationnelle (une déformation de l’espace-temps qui se propage à la vitesse de la lumière, prédite par Einstein en 1916) qui se déplace à de (vraiment!) très basses fréquences. Les scientifiques de la collaboration LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) se sont ainsi servis de la Voie lactée comme d'un immense télescope, ce qui leur a permis d'observer le transit de cette vague aux proportions incommensurablement gigantesques (pardonnez le pléonasme)!
Par François Rioux — On sait aujourd'hui que la chute de l'Empire romain ne fut pas "le fruit naturel et inévitable de l'excès de sa grandeur", comme on l'a longtemps prétendu. Il ne s'est pas non plus autodétruit sous les effets de sa propre décadence. Cet effondrement fut plutôt le triomphe des forces de la nature. Ce sont en effet les maladies infectieuses et les changements climatiques qui ont scellé le sort de la Rome Antique. Un climat particulièrement favorable (chaud, humide et étendu) fut le principal facteur qui a propulsé l'expansion et le rayonnement de l'Empire, mais ces "jours heureux" prirent fin lorsqu'un cycle d'aridification suivi d'un refroidissement des températures s'installa à partir de 240 apr. J.-C., tarissant ainsi graduellement les sources d'approvisionnement agricole et emportant dans son sillage l'économie romaine qui avait été érigée sur la surabondance des ressources. Les virus et les...

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