Passer au contenu principal

L'IA ne peut pas vraiment faire pire que nos politiciens

 

Par François Rioux — La démocratie compte sans doute parmi les meilleurs systèmes qui existent actuellement, cela n’en fait pas automatiquement un bon système pour autant. Le principal problème avec la démocratie c’est que les décisions sont prises par... des politiciens! Or, ceux-ci semblent principalement à la solde soit de leurs propres intérêts, à moins que ce soit de ceux qui financent leur parti, et ils ne paraissent motivés, une fois au pouvoir, que par leur réélection. Le cas échéant, ils n'ont pas vraiment avantage à faire ce qu'il faudrait, et ce, par crainte de ne plus passer le test des urnes. Pendant ce temps, sous leur "gouverne éclairée", les politiques relatives à l'environnement stagnent malgré la menace croissante des changements climatiques, les populations les plus vulnérables (les femmes, les minorités visibles ou sexuelles, les autochtones, etc.) sont touchées de manière disproportionnée par les inégalités sociales qui, du reste, s’aggravent, les crises humanitaires et les conflits armés éclosent et persistent, les prix des denrées alimentaires explosent en menaçant la sécurité alimentaire tant locale que mondiale, et la liste, on le sait, pourrait s'allonger si on inclut l'accès décroissant aux soins de santé publics et universels, l'inflation galopante, la rareté et l'inabordabilité des logements, l'arrivée massive et l'accueil déficient des migrants et des réfugiés, la pauvreté grandissante et quelquefois extrême, la crise des opioïdes, et j'en passe. Au point que certains mettent de plus en plus en doute la survie de l'espèce humaine, quand ce n'est pas celle de la planète elle-même... Est-ce que l’IA peut vraiment faire pire? Il me semble qu'on peut comprendre ceux qui seraient tentés de lui donner une chance.

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

C'est un "petit âge glaciaire" qui faucha l'Empire romain

Par François Rioux  — On sait aujourd'hui que la chute de l'Empire romain ne fut pas "le fruit naturel et inévitable de l'excès de sa grandeur", comme on l'a longtemps prétendu. Il ne s'est pas non plus autodétruit sous les effets de sa propre décadence. Cet effondrement fut plutôt le triomphe des forces de la nature. Ce sont en effet les maladies infectieuses et les changements climatiques qui ont scellé le sort de la Rome Antique. Un climat particulièrement favorable (chaud, humide et étendu) fut le principal facteur qui a propulsé l'expansion et le rayonnement de l'Empire, mais ces "jours heureux" prirent fin lorsqu'un cycle d'aridification suivi d'un refroidissement des températures s'installa à partir de 240 apr. J.-C., tarissant ainsi graduellement les sources d'approvisionnement agricole et emportant dans son sillage l'économie romaine qui avait été érigée sur la surabondance des ressources. Les virus et les...

Je sue donc je suis

Par François Rioux — Abattre un animal à une distance d’au-delà de deux mètres avec une sagaie fabriquée selon les techniques préhistoriques relève du prodige. De nombreux expérimentateurs modernes vous le diront. Par conséquent, les femmes et les hommes préhistoriques n'ont pas réussi à survivre en lançant ces javelots imprécis, mais bien plutôt en pourchassant leur proie, quelquefois sur des dizaines de kilomètres. Depuis deux millions d’années, l’Homo erectus a perfectionné la technique de chasse dite à l’épuisement: il repérait une proie, l'approchait, puis, lorsque celle-ci détalait, il la poursuivait. L’animal, haletant, s’arrêtait pour reprendre son souffle avant de fuir à nouveau à l’approche du chasseur, jusqu'à ce qu'il stoppe définitivement ou s'écroule, épuisé. Depuis que l’hominidé est descendu des arbres pour adopter la position debout, la sélection naturelle a favorisé le développement de caractéristiques physiques permettant une endurance accrue: no...

Pleins feux sur la "génération Y"

Par François Rioux  — Cela fait plusieurs années que ma vie professionnelle m'amène à côtoyer la “génération Y”, et c’est tout particulièrement le cas en ce moment. Or, je me considère privilégié d'être ainsi plongé au sein d'un milieu de travail aussi stimulant. Chaque jour, je constate à quel point ces jeunes (25-40) affectionnent la collaboration, et qu’ils travaillent efficacement en équipe. À aucun moment ils n’hésitent à apporter leur touche personnelle ou à s'exprimer librement, mais avec respect et constamment dans l'optique de renforcer le groupe. Un bel équilibre entre individualité et collectivité. Les “outils collaboratifs ouverts” ( on peut continuellement voir ce que tout le monde fait! ) leur conviennent parfaitement, et le fait que ces plateformes en ligne semblent empiéter sur leur vie privée ( la caméra peut s'allumer à tout moment! ) ne semble nullement les affecter. Au fil des années, j'ai dû m'adapter, mais je trouve que cela m'a...